UMP : Régler des problèmes ou régler des comptes
Comme le disait justement dans le Télégramme aujourd’hui ma tête de liste, François Cuillandre : « Je mène une équipe soudée, unie qui voit la diversité comme une source d’enrichissement, une équipe qui règle des problèmes et pas des comptes. »
Au moment où Laurent Prunier jette l’anathème sur son ex-collègue UMP Fortuné Pellicano, il serait bon qu’il médite ces propos. Après avoir éliminé toutes formes de concurrence sur sa liste en « sortant les sortants », après avoir fait le vide à l’UMP par des exclusions, il n’est pas trop surprenant que les « encartés écartés » refusent sa récente et opportuniste politique de la main tendue !
C’est un syndrome contemporain de la droite que de faire des politiques dures et de s’étonner devant les citoyens de leurs conséquences, après coup. La négociation, cela ne se fait jamais à chaud (voire à très chaud), cela se prépare en amont, à froid.
C’est toute la politique sarkozienne qui se reflète dans ce type de comportement, les petits mots semés un peu partout qui laissent des traces longtemps : les « racailles » et autres mots du genre.
Sur le plan international, c’est exactement la même chose avec un Bush qui veut terrasser le terrorisme avec des méthodes dures et qui découvre, quelques années plus tard, que le niveau de la menace n’a fait qu’augmenter.
Il serait de bon d’analyser sur le fond ces politiques qui prônent des résultats dans un sens et agissent pour déclencher l’inverse. Elles ne sont pas autre chose qu’une grande tromperie.
La différence entre l’UMP et la la gauche plurielle brestoise est que l’UMP régle ses contentieux sur la place publique alors que la majorité sortante réglait ses compte sans témoins et donnez le change aux journalistes. Suffit de connaître le degré de « désamour » entre les Verts et le PCF brestois pour apprécier la chose. M. Fayret, proposez à Michel Briand et Maxime Paul de passer une heure dans le même bureau pour débattre sur le dossier du vote électronique, vous comprendrez mon propos. A moins que Michel Broand et Maxime Paul prennent leur carte au PS, cela risque de ne guère évoluer.
😉