Match racing présidentiel au parti socialiste
A quelques semaines du congrès, les spéculations vont bon train au sein du PS, notamment vis-à-vis de la perspective de la prochaine présidentielle : élection importante dans le quinquennat, puisque c’est aussi l’élection qui tire ensuite le renouvellement du parlement.
Pour ma part, je ne vois aujourd’hui que deux bons candidats pour cet exercice : un homme et une femme : Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Tous deux ont la même soif d’arriver en haut mais pour le reste, ils ont chacun des atouts opposés, voire complémentaires : Ségolène Royal est celle qui puise sa force à l’extérieur du parti, quand Bertrand Delanoë puise la sienne à l’intérieur.
Ceci explique d’ailleurs le recul observé de Ségolène Royal ces derniers jours. La confrontation qui approche est une confrontation interne qui risque de la malmener et d’être favorable à son rival. Mais si elle tient tête, c’est bien parce qu’elle sait qu’en 2012, le ou la présidentiable du PS devra avoir l’opinion public derrière lui ou elle et là, elle a encore quelques longueurs d’avances sur Bertrand Delanoë.
Dans ce match racing pour la candidature à l’élection présidentielle qui a commencé ces derniers mois, j’ai aujourd’hui une nette préférence pour Bertrand Delanoë. D’abord, il me semble que Ségolène Royal a déjà joué et qu’elle a perdu, mais aussi je ne me retrouve pas particulièrement dans sa façon de faire de la politique : un peu trop en solo vis-à-vis du parti et aussi sur un mode plus émotionnel que raisonné avec son électorat. Pour autant, son travail sur la sympathie que l’électorat français lui porte est réel et c’est quoi qu'on en dise un vrai atout. Enfin, il lui reste une vraie difficulté à rassembler les « politiques de gauche », y compris dans son propre parti … ce qui n’est pas un défaut de petite taille non plus !
Pour Bertrand Delanoë, c’est un peu le contraire. Il ne jouit pas d’un engouement naturel dans la population, mais c’est un homme de parti qui possède surement les qualités et le savoir-faire pour rassembler.
Qu'importe mon avis d'aujourd'hui, il me semble donc un peu tôt pour décréter qui de l’un ou qui de l’autre aura le meilleur profil pour la présidentielle à venir … sans oublier que 4 ans c’est long, suffisamment pour voir émerger un troisième homme ou une troisième femme en capacité à réunir les qualités complémentaires des deux autres … qui sait !
A mes yeux, Delanoë et Royal ont tout de même un gros point commun : ils n’ont pas réellement de programme à la hauteur des ambitions que je porte pour le PS et surtout, ils sont tous les deux suffisamment concentrés sur leur objectif de 2012 pour oublier au passage que les français attendent plus d'eux qu’un simple combat.
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Aujourd’hui, nous avons donc la chance d’avoir deux présidentiables avec de vraies qualités, à nous de nous mettre au travail pour en faire le Président ou la Présidente qu’attendent de nous les Français … et pour cela, ce ne sont pas forcément ces deux là les mieux placés …
La contribution Unité et Refondation(s)! rejoint Ségolène Royal et la Ligne Claire pour une motion commune au Congrès de Reims
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Communiqué de la contribution Unité et Refondation(s) !
Le 23 septembre, les motions seront déposées au Conseil national du PS et proposées au vote des militants. Dans le cadre de la dynamique de rassemblement et de renouvellement portée par Ségolène Royal, la contribution Unité et Refondation(s) ! appelle les militants socialistes à participer à la motion qui sera déposée par Ségolène Royal.
En effet, les grandes questions portées lors de la campagne présidentielle, notamment, sur la vie chère, le travail, le renouvellement de la vie démocratique, la République métissée doivent être au cœur d’un nouveau projet socialiste.
Convaincus que les questions qu’ils ont portées, telle que la question du travail, de la mondialisation, de la laïcité trouveront leur prolongement dans la motion qui sera déposée par Ségolène Royal, nous estimons important, qu’au-delà des querelles souvent subalternes et des compétitions de personne, ce qui s’est levé, dans le parti comme dans le pays, ne s’arrête pas.
C’est l’enjeu du congrès de Reims !
Frédéric Léveillé, Premier Secrétaire Fédéral de l’Orne, conseiller délégué d’Argentan,
Charles Fiterman, ancien ministre d’Etat,
Pascal Joseph, délégué national à la coordination, adjoint au maire du 20ème arrondissement de Paris,
Hugues Manouvrier, Premier Secrétaire Fédéral de la Savoie, Vice-président de l’agglomération chambérienne