UMP et la politique par l’exemple
On se demande bien ce que que ces deux là disent au travailleur que l'on voit de dos.
Le premier, chef de l'état, s'est illustré il y a juste un an au salon de l'agriculture par la phrase restée célèbre : « Casse toi, pauv'con ». Le second, Damien Meslot député UMP, s'est lui illustré il y a deux ans par une petite phrase à l'attention d'un procureur de la République : « gaucho de merde ». Contrairement au premier, lui vient d'être condamné, pour outrage à magistrat.
Mais l'actualité rattrape l'UMP encore aujourd'hui puisque le groupe MGMT a accusé le dit parti d'avoir utilisé son dernier titre « Kids » dans deux meeting et sur des vidéos sur internet, sans leur avoir demandé. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a aussitôt annoncé son intention d'indemniser le groupe américain MGMT, pour avoir utilisés frauduleusement un de leurs titres.
Bel exemple pour notre jeunesse !
L’UMP est coutumière du fait.
Pendant la campagne de Chirac, en 2002, il y avait eu plusieurs épisodes de la sorte. A plusieurs reprises, le staff de campagne avait essayé d’utiliser des morceaux,; notamment pour les meeting (musique d’entrée et de fin). Il y avait eu des poursuites de la part de plusieurs groupes, et des refus catégoriques d’être utilisés pour la campagne du candidat UMP.
Je ne me souviens plus des condamnations prononcées. Mais si mes souvenirs sont bons, le plus savoureux a été le refus de Jean-Jacques Goldman de l’utilisation par la Chirac Team du titre ensemble… lequel a ensuite servi à la campagne de Jospin.
La droite est fâchée avec les artistes, décidément (mais pas avec les grandes majors de l’industrie musicale !)