Pourquoi tant de haine ? – Réponse à Monsieur Brussieux
Au fil des tweet politiques qui défilent tous les soirs, il en vient parfois un qui vous interpelle. Hier soir, c’est celui de Monsieur Brussieux, colistier de Madame Malgorn, qui me questionnait en disant : « Pourquoi tant de haine ce soir ? »
En voilà une vraie bonne question et politique qui plus est, puisque « la forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait Victor Hugo. Pourquoi tant de haine dans cette campagne ?
Mon cher monsieur Brussieux, la teneur des propos qu’a pris la campagne n’est pas en effet dans les habitudes brestoises (du moins pour les dernières campagnes). Certes, il est d’usage de ne pas se faire de cadeaux entre droite et gauche, mais là, il faut reconnaitre que le niveau de violence verbale dans les échanges a franchi un cap nouveau pour Brest.
Cette violence a commencé bien avant que nous ne rentrions en campagne, quand déjà dans les meetings de Madame Malgorn on proposait de « chasser les socialistes de la ville », on nous accusait de « cadenasser le milieu associatif » et de « faire du clientélisme ». Elle-même se lançait ainsi dans sa campagne : « Nous allons disqualifier les socialistes pour gérer la ville de Brest ».
Déjà les fondamentaux d’une campagne s’appuyant sur une outrance verbale semblaient bien posés. Nous n’étions que fin octobre 2013 ! [ici et là]
Depuis les échanges n’ont fait que monter en violence, teintée d’une mauvaise foi caractérisée et de désinformation. Je ne vais pas vous faire l’énumération des attaques dans la presse. Récemment, l’une des plus violentes fut le discours du 13 février dernier, au Mac Orlan [ici].
Extraits de propos outranciers et diffamatoires dans le discours du Mac Orlan :
« Cuillandre, l’homme qui aura coûté un milliard d’€ aux Brestois ! Comment en est-on arrivé là ? Par aveuglement, par gloriole, par ignorance ou par dogmatisme ? » « Pas un tour de passe-passe à la manière illusionniste du maire sortant. » « La municipalité sortante s’est réfugiée dans l’attentisme et dans l’anecdotique. »
« Nos édiles socialistes aiment le théâtre, la mise en scène, les inaugurations spectaculaires… aux frais du contribuable. » « Nous n’avons pas les mêmes priorités que la municipalité socialiste sortante. Finies les dépenses de prestige. Finies les réceptions où l’alcool coule à flot. Plus de ces voyages à l’autre bout de la terre dont on ne saura jamais s’ils servent à autre chose qu’à entretenir l’amitié. »
« Arrivés à la mairie, nous n’allons pas embaucher vos enfants, vos conjoints ou vos amis munis d’une « bonne » carte politique. » « Balayons les miasmes du petit monde confiné des socialistes brestois qui font peser une chape de plomb sur la ville. »
Et je ne mets que les plus courts passages, car la moitié du discours se fait sur ce ton que l’on peut difficilement qualifier de respectueux envers l’équipe et le Maire actuel. Même si nous sommes des élus de gauche, nous ne sommes pas arrivés au pouvoir par un coup d’Etat à Brest ! Nous sommes, comme vous, des citoyens qui consacrons beaucoup de temps et d’énergie à ce que nous croyons être bien pour notre ville et ses habitants. La politique et l’esprit de notre République laïque, c’est la capacité à pouvoir se parler et non se faire la guerre publiquement et inutilement.
Sur le regard porté sur la ville :
« Quels commerces subsisteront dans des zones devenues terrain d’action de trafiquants de drogue ? Quelles familles voudraient habiter une cité où les insultes des malappris et les vols ou les violences obligent les élèves à prendre malgré eux le chemin des écoliers pour éviter certains passages ? Qui appréciera la promenade dans nos nombreux jardins publics si leurs bosquets obscurs camouflent trafics et libations qui se transforment parfois en bagarres au couteau ? Braquages de bureaux de tabac, de coiffeurs, de boulangeries et tout récemment encore d’une crêperie: c’est toute une activité économique qui est menacée ; c’est l’animation de nos quartiers qui s’éteint. »
Au secours ! ! On se croirait dans le Bronx !
Faire de faits divers, que nous regrettons tous, une généralisation de ce qui se passe sur une ville est une insulte aux brestois. Les habitants nous disent déjà qu’ils souffrent de la façon dont la presse traite leurs quartiers, en ne renvoyant et donnant q’une image déformée de l’engagement et des efforts faits par les habitants, en ne retenant que le négatif et masquant le positif. Ces propos ne font que conforter des stéréotypes afin d’alimenter les craintes et les peurs.
Parlons des problèmes, mais avec justesse et non excès. Cela n’empêche en rien d’apporter ensuite des visions et des propositions différentes entre nous.
« La démocratie locale est en panne à Brest : Abstentionnisme électoral ; Conseils de quartiers en léthargie ou transformés en chambres d’enregistrement ; Associations sous influence ; Simulacres de concertation et de consultations ; Opacité, antichambre du clientélisme, pour l’accès aux emplois, aux logements, aux services publics locaux ; Et l’opposition muselée, tellement raillée qu’elle finit par céder à la tentation de se rallier ou de jouer les figurants de l’opposition de Sa Majesté. »
Mais où sont les preuves de tout cela. C’est juste de la calomnie et de la diffamation à bon compte. Et si tel était le cas, c’est cracher sur le travail de la presse, de l’opposition, des citoyens libres qui ne manqueraient pas de contester ces dysfonctionnements en masse. Tout cela n’est qu’exagération de points de vue très particuliers.
« S’agissant des rythmes scolaires, il faut bien admettre que la mise en œuvre aveugle et à la hussarde de leur réforme … »
Même Jean-Pierre Raffarin a parlé positivement du travail fait à Brest ! Ce travail repose sur l’anticipation et la concertation, dans une ville qui a la chance de posséder un socle associatif / éducatif et des habitants attentifs à ces sujets-là.
« Foin de l’appareil municipal de communication avec ses multiples supports de propagande. »
Là, on finit par rejoindre la thèse du FN et de sa police politique. Pas de chance, Brest à un des budgets de communication les plus bas de France (allez voir les analyses comparatives du Figaro sur le sujet ici). Venant des amis de Monsieur Sarkozy, qui avait en son temps explosé les budgets communications et sondages de l’Elysée, c’est plutôt paradoxal …
Finissons par les vidéos sur le site de Madame Malgorn :
Monsieur Chapalain qui récuse la légitimité d’un maire à revendiquer son rôle sur les projets d’urbanisme faits sur son territoire en arguant qu’ils seraient le fait des financements d’Etat et donc la réalisation de Monsieur Borloo (alors que le projet fut initié avant qu’il soit Ministre d’ailleurs !). Certes, le Maire ne fait que poser la 1ère pierre des projets, mais il est le porteur de toute la dynamique, de l’ambition, de la recherche des financements croisés et il assume souvent la responsabilité du suivi de la réalisation.
Monsieur Belarbi (16ème sur la liste Malgorn) : « Nous avons à la mairie un socialisme du siècle dernier, un socialisme qui pratique surtout du clientélisme … ». Sans commentaires …
Monsieur Fourn (32ème sur la liste Malgorn) enfin qui critique la politique de la ville en matière associative, en parlant de sa propre expérience. Monsieur Fourn est responsable d’une association de rencontre entre adultes : Ki Bouge 29. Très bien ! Mais, il y a plus de 1500 associations déclarées à Brest. La ville en loge une centaine et il y a bien, contrairement à ce qu’il dit, un Pôle associatif à Brest depuis 2009, à Pen Ar Créach. On ne peut pas loger toutes les associations, il y a des associations de quartier pour cela. Quant aux rendez-vous avec les élus, le minimum est d’en faire la demande et je ne connais pas d’association à qui un premier rendez-vous ait été refusé !
Alors oui, pourquoi tant de haine ?
L’élection est une compétition. N’attendez pas de nous que nous ne répondions pas. Dans la presse, nous nous sommes toujours attachés à faire des réponses équilibrées par rapport aux attaques.
Nous répondrons aussi parce que loin de museler la ville, nous sommes fiers de celle-ci et de ce qui a été bâti, pas par nous, mais par l’ensemble des brestois et des brestoises. Le rôle du politique n’est plus d’être la personnalité providentielle qui va changer tout comme se targue d’être Madame Malgorn (vision très classique à droite), il est celui de rendre possible les projets, d’anticiper et d’accompagner l’évolution d’une ville et de ses habitants, toujours avec écoute et bienveillance.
Alors oui, pourquoi tant de haine ?
Lorsque nous passons faire du porte-à-porte dans les quartiers populaires, certains habitants nous parlent d’un autre parti venu leur dire que leur logement serait bientôt cédé à des Kosovars. Le bon vieux mythe recyclé du « 9.3 », dénoncé partout en France, par des Maires de droite comme de gauche (ici dans le Figaro). On n’a pas de preuve, mais on finit bien par savoir qui tient ce genre de propos, surtout quand Madame Jouanique (23ème sur la liste Malgorn) parle ouvertement « des transferts de populations qui viennent des banlieues parisiennes chercher à Brest de la place en HLM » sur son profil Facebook [ici] et que Madame Boulch (directrice de campagne) ne rectifie pas le propos. Est-ce cela faire de la politique à droite, ou bien à l’extrême droite ?
Vous avez raison cher Monsieur Brussieux, pourquoi tant de haine dans cette campagne politique ? Pourquoi l’arrivée de Madame Malgorn sur Brest déclenche ce genre de campagne nauséeuse ? Je crains que la réponse soit dans la question et c’est d’ailleurs probablement la meilleure preuve de son parachutage, car c’est un fait nouveau dans le milieu politique brestois. Nous avions rompu avec cela, depuis les années 80 où le Maire de droite au pouvoir à Brest parlait de « chienlit » de son propre camp, du haut de la décharge du Spernot.
Et un discours républicain et respectueux de la droite ne signifie pas qu’elle soit à la botte de la gauche ou du pouvoir. Au contraire, cela devrait plutôt signifier qu’elle est droit dans ses bottes !
Alors oui, pourquoi tant de haine pour Brest ?
Posons-nous ensemble cette question. L’image donnée de Brest est pitoyable et est probablement peu appréciée des brestois eux-mêmes qui en ont déjà ras-le-bol du politique en général. Ces regrettables 50% d’abstention ne sont pas le fait d’un parti, mais de l’ensemble des partis.
Qui est cette Madame Malgorn pour arriver sur Brest en jouant les sauveuses, mais détruit et salit la ville de ses propos.
Il ne s’agit pas de dire que tout va bien à Brest. La ville n’est pas une péninsule étanche aux problèmes du reste du monde et elle génère aussi ses propres problématiques, ses propres attentes. Le propos n’est pas non plus de dire que l’équipe actuelle n’a fait que du merveilleux et qu’aucuns projets ne sont à questionner. Tous les jours nous questionnons, nous évaluons, nous remettons en cause ce qui est fait. Pourquoi d’autres n’auraient pas le droit de le faire aussi ?
Dans le domaine de la politique comme dans celui de l’économie, il n’y a pas de formule magique ou de recette toute faite (nous ne serions pas en pleine crise sinon !) On apprend en marchant car on ne reprend jamais la même route. Ceux qui font croire à cela trompent ou se trompent.
Oui, pleins de projets sont encore à faire pour Brest et c’est aussi cette ambition qui nous nourrit et nous motive. Mais la première des choses est d’aimer Brest et d’aimer ceux qui y habitent, la font vivre et l’animent.
Alors finalement, pourquoi tant de haine cher Monsieur Brussieux ?
La réponse est malheureusement désespérément simple. Parce que c’est la facilité pour fédérer. Parce que depuis la nuit des temps, ce n’est pas toujours par le projet collectif que l’histoire s’est faite. Certains politiques rassemblent en stigmatisant, en créant un autre qu’il faudrait haïr et détester ensemble.
Mais ça, ce n’est jamais la politique de ceux qui servent les autres, mais de ceux qui se servent des autres en faisant de la politique. A chacun maintenant de choisir son camp et ce n’est ni une histoire de droite, ni de gauche.
Bonjour, moi je n’ai pas de blog alors je voudrais mettre un message sur le votre si vous voulez bien.
Je ne suis pas un pro du communiqué, mais je voudrais qd même dire 3 choses :
1. La candidate de droite elle est méchante.
Bernadette Malgorn, depuis juin dernier, elle elle fait un vrai travail d’opposition.
Non, les échanges avec l’opposition historique ne sont pas musclés. Si vous allez tirer la sonette de 5 voisins pour demandez quels furent les grands dossiers de l’opposition, je demande à voir leur réponse.
Si vous habitez square Wilson, il vous diront la porte de la bibliothèque à 60 000 ou la grêve des poubelles de 2013.
Un coup de comm’ chez Patrice Le Berre entre 2 parties de Candy Crush Saga, ca va pas réveiller un saint marquois.
Mais en attendant tout du national, on finit dans la vase façon Landévennec, je pense qu’il suffit de regarder 15 ans d’histoire pour le voir.
Quand le vent est noroît Bernadette c’est l’extrême droite, quand il est sud l’union est vitale au deuxième tour. On verra tout à l’heure la météo de demain après midi, si vous êtes pas blacklistés de son compte twitter.
Bref, le changement peut être froid, je vous crois bien.
2. Non Mr Fayet, vous n’êtes pas une victime 🙂
Quand vous vous sere assis place de la « liberté » pour écouter du Zola et que vous verrez 1 gamin se faire péter le nez par des nantifascistes, là on pourra parler de violence en politique.
Quand on créera un compte twitter sur vous pour vomir des blagues encore moins marrantes que moi toute la journée, là on y sera.
Oui c’est vrai, dans les meetings passion et raison applaudissent ensemble.
Mais quand 250 commerçants meurent d’insuffisance respiratoire économique et qu’un paquet d’autres sont pas loin derrière, c’est pas ça la vrai violence?
Bref il est trop tard ou trop tôt pour creuser le fond mais à mon avis, les 50% d’abstentionnistes se disent que quand tous les dégoûtés sont partis il ne reste que les dégoûtants… Mais qu’on a intérêt d’aller les chercher. Et j’aimerai bien savoir comment vous voyez la solution pour y arriver.
Bonjour Monsieur Brussieux,
D’abord, tous commentaires respectueux, même si d’opinions différentes, sont les bienvenus sur ce blog. Je ne supprime que ceux comportant insultes ou pratiques à finalité commerciales.
Je n’ai pas vraiment de réponses à certains de vos propos qui sortent un peu du cadre que j’ai évoqué dans la note. Je vais toutefois tenter d’apporter quelques réponses.
Je n’ai pas porté de jugement sur Madame Malgorn, je ne sais pas si elle est gentille ou méchante, simplement je fais le constat d’une forme bien particulière de faire campagne et si j’ai fait l’effort d’aller rechercher les vrais propos ou les témoignages qui m’avaient personnellement choqué, c’est bien pour coller à une réalité de ce qui se passe durant cette campagne et non baser mon propos sur des supputations personnelles.
Concernant les habitants, je vous rassure, aller demander les 15 principales réalisations de la majorité sortante à des habitants pris au hasard et ils auront aussi du mal à les citer ! Ce n’est pas anormal. S’il y a une collectivité, c’est justement pour dégager les citoyens de ces questions-là durant 6 ans. Il y a des citoyens plus informés que d’autres, mais globalement ils s’intéressent à leur quotidien et c’est logiques, les vies sont déjà assez compliquées comme cela. Les campagnes sont justement là pour faire le point sur ce qui a été fait et se projeter sur le futur.
Après, vous abordez le thème de la violence dans la rue. Je ne vois pas ce qui vous permet de dire que le constat n’est pas partagé. La gauche n’est pas insensible à la violence ou à la bêtise. Nos clivages sont sur les moyens d’y faire face et sur la réalité des bénéfices – coûts des propositions que vous portez par exemple (le questionnement est réciproque). On n’est pas d’accord sur les moyens à mettre en œuvre, rien de plus. N’aller pas croire que je prends plaisir ou que je suis indifférent à entendre que des personnes se font tabasser, des gosses racketter ou des commerces braquer, ce serait du procès d’intention. Nous sommes tous touchés par cela. Simplement le propos est de dire qu’il ne faut pas exagérer la réalité de façon à créer volontairement des peurs. Le niveau de violence n’est à priori pas haut à Brest par rapport au reste de la France, au contraire et nous avons des institutions avec qui nous travaillons bien.
Concernant la question des extrémistes de gauche comme de droite, c’est pour moi la même chose. Le rejet de leur méthode d’action prévaut sur leur pseudo fondamentaux politiques sensés justifier leur violence.
Sur les commerçants, nous ne partageons pas le constat et l’origine des causes des difficultés de certains commerces. Cela fait partie des sujets de débats de la campagne.
Pour finir, je connais bien la question de l’abstention, cela fait depuis 2010 que je travaille et réfléchis dessus au sein de mon parti. Je ne crois pas que soit la voie choisit par Madame Malgorn qui fera tomber l’abstention. C’est la même stratégie que celle de Nicolas Sarkozy, celle de l’exagération, de l’outrance, de la peur. Cela crée des tensions dans la société qui, à très court terme, peuvent doper les intentions de vote, pas par adhésion, mais bien par rejet de l’autre. Mais les déçus sont toujours plus nombreux après et les déçus, vous comme moi savons très bien où on finit par les retrouver.
La violence appelle la violence. Ce n’est pas un fait politique nouveau. La violence verbale n’est pas moins de la violence. Le fait que cela soit exprimé dans des meetings n’excuse rien. Si vous trouvé que les propos tenus appartiennent au registre de la « passion », je me pose quelques questions sur le fond de cette « passion ». Je n’ai jamais entendu une telle violence en publique dans les propos de François Cuillandre, ni même de son opposition d’aujourd’hui ou d’hier. On peut ne pas être tendre les uns envers les autres, mais on n’attaque pas l’adversaire dans sa personne ou son intégrité morale comme cela est fait constamment (Cf. par exemple le procès d’intention fait à Alain Masson sur l’allocation des salles municipales, hier et aujourd’hui). On confronte les projets et les arguments, c’est cela la démocratie.
Enfin, je ne crois pas qu’il y ait « les dégoûtés et les dégoûtants », pour reprendre votre expression. Certes, les moteurs du pouvoir sont complexes et les motivations diverses (comme dans d’autres domaines d’activités d’ailleurs), mais c’est une façon blessante de voir les choses qui là aussi me choque. Je connais beaucoup d’élus (toutes tendances confondues) qui ont donné de leur temps et de leur énergie au dépends de leur carrière ou de leur famille. Etre élu, ou même vouloir l’être, est plutôt une intention noble à mes yeux. La presse fait étalage des scandales politiques, mais les tribunaux ne sont pas exclusivement remplis de personnalités politiques. Il y a des escrocs partout. Ce serait une utopie d’imaginer qu’il puisse ne jamais y en avoir en politique, lieu de pouvoir et d’argent ! Toute l’histoire démontre l’inverse … De là à généraliser sur tous les élus …
L’abstention est un phénomène complexe qui n’est pas du à un parti en particulier, mais à une évolution de fond de la société et des façons de faire de la politique. Il y a beaucoup à dire là-dessus. A chaque parti de faire son travail d’analyse (nous n’avons pas les mêmes sociologies d’électorat non plus) … mais c’est en effet une question qui devrait être centrale depuis déjà pas mal de temps.
Bonne fin de journée.