Polémique médiatique
Lors de son prochain remaniement, je ne saurais trop conseiller à notre vénéré Président de créer le ministère de la polémique. Arriver à placer trois phrases dans un de ses discours et saturer médiatiquement la France pendant trois jours … Bravo !
La proposition de Nicolas Sarkozy lors du repas au CRIF que « tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah » occupe tout le discours médiatique français depuis deux jours. Elle choque, elle ravie, elle bouleverse … où qu’elle passe, elle produit de la passion car l’évènement qui s’y rattache est loin d’être un détail de l’histoire que l’on peut utiliser pour agrémenter son discours d’une soirée.
Là encore, avec son idée surement sortie en live lors de cette soirée, le Président dérape. C’est surement Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, présente au dîner du CRIF, qui en parle le mieux aujourd’hui :
« A la seconde, mon sang s'est glacé […] inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste. […] On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école. »
Alors, est-on encore sur un acte manqué d’une bonne intention qui se décline fort maladroitement, ou est-on sur une volonté de mettre les pieds dans le plat, histoire de faire diversion à un dévissage particulièrement difficile à digérer pour notre Président …
En image : mémorial de Berlin pour les juifs d'Europe tués pendant la Shoah.
« Il vendrait sa mère ! »
On a tous entendu ça.
Lui l’a fait.
Et plus encore.
Il a vendu sa mère pour faire bonne figure en Chine.
Il a vendu son plus jeune fils pour des torchons à 2 balles qui s’empoussièrent dans les salles d’attente des dentistes.
Il a vendu un autre fils à Neuilly pour bien montrer qu’il était toujours le chef.
Il a vendu son ex-femme pour quelques instants d’oublis du peuple qu’il est censé gouverner.
Il a vendu la nouvelle à Eurodisney comme une poupée trop fagotée qui nourrit les fantasmes de ceux qui commençaient à trop se poser de questions.
On pouvait en rire, en pleurer ou même rester indifférent.
Mais plus maintenant. N’ayant plus rien à vendre parmi ses proches et ayant de plus en plus besoin de faire oublier sa totale incompétence et son inénarrable nullité pour gouverner, il vend les enfants de la Shoah.
Depuis plus de cinquante ans, d’anciens déportés ou des membres de familles de déportés vont de classe en classe pour témoigner, pour raconter, pour que personne n’oublie.
Mais même cela il réussit à le piétiner.
Il se fait son petit plaisir personnel.
Essayez d’expliquer à un enfant de 10 ans qu’il va être parrain ou marraine d’un enfant qui a été séparé des siens, transporté dans un train comme une bête, poussé de force dans un camp si il a survécu jusque là, déshabillé et passé à la chambre à gaz avant d’être brûlé.
Cet homme n’a de respect pour rien ni personne à part lui-même.
L’ivresse du pouvoir atteint chez lui un tel niveau, qu’il en arrive à piétiner les pires souffrances de notre histoire.
Mais jusqu’où faudra t-il donc arriver pour réveiller les français ?