Littoral et rade de Brest
Voilà, avait lieu cette après midi le premier conseil communautaire de Brest Métropole Océane, suite à l’élection de mars dernier. A cette occasion, une fois le Président François Cuillandre élu par le conseil, avait lieu la nomination et la validation par le vote des 24 vice-présidences de la nouvelle assemblée.
Je serai donc Vice-président, chargé du littoral et de la rade.
Ayant commencé au dernier mandat à m’intéresser à la problématique du développement durable, j’avais émis le souhait d’avoir une responsabilité en lien avec cette thématique. Aujourd’hui, je suis servi ! !
Le littoral et la rade de Brest sont des lieux où se mêlent tous les enjeux du DD : économiques, sociaux, environnementaux et de gouvernance, avec toutes les parties prenantes de ces espaces partagés.
De plus, il y a aussi un enjeu culturel et affectif dans la relation que nous tous entretenons avec notre rade et ce littoral. Brest et sa région ne sont pas des territoires comme les autres, leur force et leur patrimoine sont intimement liés à cet environnement marin proche. C’est aussi une dimension importante qu’il ne me faudra pas oublier.
La mer m’a toujours fasciné, au travers de la voile, au travers de la plongée ou déjà tout jeune, au travers de projets comme ceux de Jacques Rougerie, par exemple. Ce ne fut pas un hasard si mes premières candidatures spontanées furent pour IFREMER et si je travaille maintenant pour Thales Underwater Systems. Cette fascination ne s’explique pas, mais je suis content qu’aujourd’hui elle puisse encore se poursuivre dans le mandat qui s’engage.
Cette vice-présidence risque d’être passionnante et c’est tant mieux !
Félicitations pour être devenu Vice-Président de la plus belle rade du monde…
Formidable nomination pour quelqu’un qui est arrivé à Brest par pure passion et que rien ne le prédestinait à un tel parcours.
Il ne reste plus qu’a faire bouger tous ces bateaux ancrés au port de plaisance, heureusement que les taxes de mouillage sont là.
Félicitations
Bonjour Monsieur Fayret,
Je ne doute pas de votre totale implication dans la tâche qui se présente à vous.
Cela étant, je me permettrais tout de même de noté en passant que la terminologie « développement durable » risque d’être la tarte à la créme médiatique que l’on risque de nous servir durant les six prochaines années. Si les questions écologiques sont incontournables, en tant qu’observateur de la vie politique locale, je ne peux que constater que la notion de « développement durable » ne prend pas le même sens suivant le sujet d’on on parle ou bien l’interlocuteur à qui l’on s’adresse.
En outre la désignation d’Alain Masson en tant qu’adjoint chargé du développement durable au sein de BMO n’apparait pas très encourageante. L’intéressé s’étant déjà illustré pour la capacité à préférer l’intox médiatique et le passage en force que de rechercher la concertation où la quête de sens.
Bonjour Monsieur Perrot,
Je ne prends pas le DD pour une tarte à la crème, par contre, j’admets qu’il existe sur le sujet une forme d’illisibilité car tout le monde dit tout et son contraire. Par exemple, le mélange DD et Grenelles de l’environnement laisse à penser que l’on donne la primauté à l’aspect environnementale sur les autres. Ce serait une erreur et même contraire aux concepts même du DD.
En anglais, on dit « développement soutenable », c’est une appellation qui porte plus de signification à mes yeux. L’important est la notion de respect de toutes les parties prenantes et de transversalité de la démarche … mais au-delà de l’écriture, il faut se confronter à la réalité et à sa complexité. Ce serait un peu facile de ne parler qu’en terme théorique … la réalité ne l’est pas !
Pour ce qui est de la nomination d’Alain Masson, je ne partage pas votre pessimisme. Au contraire, je pense que c’est une personne qui fera avancer ce sujet … et je ne suis pas le seul à le penser !
Bien cordialement
Concernant Monsieur Masson et la notion de développement durable, je me permets de m’amuser en mettant en avant ses ordinateurs de vote acquis à grands frais. En dehors du fait d’avoir rendu opaques les scrutins électoraux brestois depuis quatre ans, d’un point de vue écologique, je crains que l’on ne s’y retrouve pas. De l’utilisation de bulletins papiers qui par définition s’avérent bio dégradable, je m’interroge sur les capacités de bio dégradabilité de ses machines à voter dont le caractère polluant de ses composants n’est pas contestable. Sur le fond du traitement de ce dossier qui reste d’actualité, Monsieur Masson (et la majorité sortante) a fait part d’un autisme consternant refusant à reconnaître des évidences mises en avant par de nombreux citoyens et informaticiens, ne manquant d’organiser depuis 2004 de la désinformation pour défendre un mauvais choix politique au nom d’une certaine modernité. Dossier qui continuera à vous revenir comme … une tarte à la crème tant que les scrutins contrôlables par les électeurs ne seront pas une réalité brestoise.
Concernant la notion « développement durable », chacun peut y voir ce qu’il veut. Certains ultralibéraux n’hésitant pas à transformer la formule en « faire du développement économique durablement et sans se soucier des conséquences écologiques » (sic). Suffit de se ballader sur les côtes de la région pour s’en apercevoir.
Quoiqu’il en soit, lorsque la formule « développement durable » devient une formule passe partout employée toutes les trois phrases par le personnel politique, l’on comprend bien que bien souvent l’on se trouve plus dans le registre l’intention médiatique qu’autre chose. Bref, si la notion de « développement durable » utilisée dans l’esprit de sa définition première sera plus dans les pratiques que dans le bla bla des politiques, là l’on pourra dire que l’on s’engage sur la bonne voie et ceci de façon durable.
En ce qui concerne votre charge au sein de BMO, je reste persuadé comme je le mentionnais précédement de votre totale implication et sincérité dans la démarche.
Les bulletins de vote utilisés pour les élections doivent être brûlés la nuit-même des élections. C’est le code électoral qui le stipule. Votre argument sur la biodégradabilité du papier comme un avantage environnemental part en fumée, monsieur Perrot.
Monsieur Pierka,
Si à Brest le papier a pour vocation de partir en fumée au lieu d’être recyclé, c’est sûr qu’il y encore du boulot à faire en matière de « développement durable ».
Plus sérieusement monsieur Pierka, les bulletins de votes papier peuvent être recomptés DANS le bureau de vote à la fin du scrutin s’il y a contestation des personnes présentes. De mémoire, seuls sont joints aux PV les bulletins sur lesquels figurent des inscriptions . Quand aux autres bulletins, ils prennent la direction de la poubelle. Avec la mise en place du tri sélectif, la destination de ces bulletins peut être le recyclage. Cela reste un choix politique.
Les ordinateurs de vote opaques et anti démocratiques sont composées de métaux lourds pas très écologiques. Y’a bon le progrès.
Monsieur Perrot,
quand je vous dis que les bulletins de vote sont brûlés, ce n’est pas qu’il s’agit d’un choix de mode de destruction fait par les communes. C’est la loi qui dit qu’il faut les brûler. Ce qui me désole tout autant que vous, dans une optique de préservation de notre environnement.
Comme vous, je suis donc partisan d’une méthode moins polluante. La machine à voter en est une. Sauf si des esprits chagrins ont le mauvais goût de les brûler ou de les balancer dans la nature… Pour leur fin de vie, comme tous les matériels électroniques aujourd’hui, elles font l’objet d’un traitement par une filière spécifique (vous savez, celle pour laquelle vous payez une « écotaxe »).