Juste un jour comme les autres
Il y a une pub que j’aime beaucoup qui passe en ce moment à la radio, après être passée en octobre dernier à la télé. C’est la campagne Complaisance de la Sécurité routière.
Je trouve cette pub très bien faite car elle fait bien le lien entre la petitesse de l’erreur et l’immensité de son prix à payer. Cela me rappelle un reportage récent d’Envoyer Spécial où l’on voyait un jeune, en centre de rééducation, devenu paraplégique après un accident de voiture sous l’emprise de l’alcool. Ces mots étaient : « C’est de ma faute, mais c’est très cher payé. » Il y avait une énorme tristesse dans sa voix, mais aussi comme un reproche à tous ceux qui l'avait laissé se faire cela …
On oublie souvent vite que la voiture est, après un mode de déplacement, un engin de destruction de vies. Si elle permet des minis plaisirs, une impression de puissance et de maitrise (fausse), grisé par la vitesse et l’accélération, on oublie vite qu’elle tue et détruit des vies, ou y laisse des traces indélébiles.
Je crois que c’est bien de rappeler cela très régulièrement sur des spots TV ou radio car on pense trop souvent à tort que chacun peut se protéger naturellement du danger. C'est faux. Le danger prend consistance à partir du moment où on l'expérimente. Dans le cas de la voiture, ou des conduites addictives aussi, le danger n'est pas visible à priori. Cela devient donc un devoir collectif que d'aider tout un chacun à en prendre conscience et à vivre avec.
CA c’est un vrai sujet de société. La voiture est l’antre de l’indidualisme. Beaucoup se sentent au volant comme des Dieux. Il n’y a plus d’hinibitions. Seule la puissance compte. Les politiques se réjouissent d’être passés en dessous des 4000 morts par an. J’aimerai voir la tête des familles qui ont perdu un proche dans un accident en entendant ces ministres bedonnant se réjouir de cette baisse. Quant aux campagnes je suis très favorable à des campagnes archi dures. La meilleure pour moi reste celle de la petite fille à l’arrière de la voiture qui regarde par sa fenêtre un accident et les corps que l’on désincarcère. Mais dans le reportage que tu sites et que j’ai également regardé, ce qui m’a encore plus marqué, c’est le comportement totalement auto destructeur des jeunes totalement défonçés qui décident tout de même de prendre leurs motos. C’est je pense le moment le plus terrible du reportage. On se sent totalement inéfficace et impuissant devant un tel comportement. La réaction classique est : « MAIS QUE FONT LES PARENTS ???? » Mais la vrai question est : « QUE DEVONS NOUS TOUS FAIRE ? »