UVED et Energie verte
Il y a une seconde raison pour laquelle je trouve que l’UVED est un bel outil, méconnu des brestois. C’est que l’UVED, comme son nom l’indique d’ailleurs, fait de la Valorisation Energétique de nos Déchets. C'est-à-dire qu’en plus de détruire nos déchets par combustion, elle récupère une part importante de cette énergie de combustion, pour produire de l’électricité et chauffer des bâtiments de Brest.
Pour la production de l’électricité, cela se fait de manière classique, à la façon d’une centrale à charbon, mais pour ce qui est du chauffage, peu de brestois savent que Brest est sillonnée par un réseau de tuyauterie d'eau surchauffé (voir ci-contre).
Quantitativement, l’électricité produite permet d’éclairer l’équivalent de 30 000 logements dans Brest et la vapeur produite permet de chauffer l’équivalent de 21 400 logements. Ce n’est pas rien en termes de kWh : en 2006, cela représentait 20 GWh électriques et plus de 100 GWh pour le chauffage urbain.
Cette énergie produite sur la base d’un recyclage de l’énergie intrinsèque de nos déchets est par nature une énergie verte. La consommer permet d’éviter la production de CO2 : l’énergie produite à partir d'éléménts disponibles (déchets) est autant d’énergie qui ne sera pas générée par une centrale au charbon, au pétrole ou au gaz.
Voilà pourquoi, un arrêté national de décembre dernier acte que l’énergie produite par l’UVED du Spernot a le droit d’appliquer un taux de production de CO2 extrêmement faible : 0,032 kg de CO2 par kWh (contre 0,347 kg de CO2 par kWh pour le charbon par exemple : soit 10 fois plus). Nous faisons figure d’exemple en Bretagne puisque seulement 4 réseaux de chaleur ont été concernés par cet arrêté en Bretagne … et à des niveaux moins bons que celui de Brest.
Grace au Spernot, Brest s’éclaire et se chauffe pour partie avec des énergies vertes.
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Nota : dans le même esprit, rappelons aussi que Brest Métropole Océane vient de d'inaugurer le mois dernier un second réseau de chaleur sur son territoire : la chaufferie-bois de Plougastel.
Décidément, on a beau être à l'ouest … on n'est pas mauvais ! !
Quelques rappels manifestement indispensables, et fondamentaux, pour expliquer pourquoi il y a une urgente nécessité à sortir de l’incinération (ainsi que le propose la liste Pour Brest, la Gauche debout !, http://gesb.infini.fr/spip/spip.php?article81#AncreDechets), avant de ne revenir sur la soit disant énergie verte qui chaufferait et éclairerait des logements brestois.
Le traitement des déchets par l’incinération est une tromperie qui, pour certains peut-être, tire sa « crédibilité » dans une croyance moyenâgeuse de la purification par le feu. Cependant, comme souvent, les faits sont différents et bien têtus : l’incinération d’une tonne de déchets multiplie par 7,5 la masse totale des déchets !… car la combustion requiert 6 tonnes d’air (comburant) ! Au final, la fameuse tonne de déchets se retrouve dans 6,7 tonnes de fumées, 0,3 tonne de mâchefers, 0,4 tonne d’eau à dépolluer et quelques dizaines de kg de résidus finaux de l’incinération (les résidus solides de la neutralisation des fumées).
Plus fondamentalement encore, l’incinération produit de très nombreux produits dangereux pour la santé et l’environnement dont les plus « célèbres » sont les dioxines. On nous dira que l’usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM) du Spernot respecte les normes en vigueur (ce qu’elle ne faisait d’ailleurs que depuis sa mise à niveau en 2005 alors que les normes en question avaient été adoptées en 1998 au niveau européen…). Mais il est aussi possible de se poser la question de la pertinence des niveaux d’émission de dioxine autorisés : leur évolution ne suit-elle pas les faisabilités technico-économiques ? La question de la pertinence se pose d’autant plus si l’on regarde de l’autre côté de l’Atlantique où l’Agence américaine de protection de l’environnement considère que la dioxine a un effet néfaste sur la santé sans effet de seuil (c’est à dire dès la première molécule) et a donc imposé un niveau maximal 1600 fois plus faible que le niveau autorisé en Europe… Quelle est enfin la pertinence d’un tel niveau lorsque l’on sait que les dioxines sont éliminées très lentement par l’organisme (ils ont une « demi-vie » de 7 ans, c’est à dire qu’à l’issue de cette période, la quantité de dioxine ingérée à un moment donné aura été divisée par deux). Certainement des questions qui sont venues à l’esprit des 500 médecins de Clermont-Ferrand qui ont signé, en 2007, une pétition s’opposant à la construction d’une UIOM du fait de leurs craintes des conséquences néfastes pour la santé de leurs patients (sur la base d’une étude de Institut de veille sanitaire, InVS, publiée en novembre 2006 qui établit clairement un lien entre incinération et cancers). C’était l’an dernier et au sujet d’un futur incinérateur… donc forcément au moins aussi performant en terme de rejets que celui dont dispose Brest.
Encore les craintes portent-elles sur les dioxines, qui sont parmi la cinquantaine de composés chimiques mesurés dans les fumées des cheminées… sur les 2000 identifiés ! Pas de mesure pour les autres, certes parce que tous ne sont pas aussi dangereux que les dioxines, mais aussi parce que leur mesure ferait exploser le prix du « traitement » des déchets par incinération.
Une fois ces « fondamentaux » rappelés, il devient presque superflu de s’intéresser au sujet de l’article en question… et pourtant ! Les déchets, une énergie verte ? Il serait intéressant de connaître la position de vos alliés (plus stratégiques que programmatiques ?) Verts sur cette question comme sur celle de l’incinération de façon générale…
Ecrire « Cette énergie produite sur la base d’un recyclage de l’énergie intrinsèque de nos déchets est par nature une énergie verte » est certainement oublier ce que signifie le terme « recyclage » et aussi quels sont les déchets qui fourniraient cette « énergie verte ». Ce sont avant tout les plastiques dits « plats », et en particulier les plastiques d’emballage et de suremballage, qui forment le carburant de l’UIOM. L’UIOM brûle donc avant tout des dérivés (très souvent inutiles et toujours coûteux pour les consommateurs) du pétrole, qui plus est avec un rendement bien faible puisque de l’ordre de 30 % ! C’est d’ailleurs du fait de cette piètre efficacité énergétique que le Parlement européen a, une fois encore en 2007 lors de l’examen de la révision de la Directive Cadre sur les déchets de 1975, rejeté la demande du lobby de l’incinération, relayée par la Commission européenne, de pouvoir appeler « centre de valorisation énergétique » une UIOM. Comparativement, le recyclage permet d’économiser trois à cinq fois plus d’énergie que l’incinération ne permet d’en récupérer car toute l’énergie qui fut nécessaire à l’extraction des matériaux et la transformation en bien de consommation va pouvoir être conservée. Dans le cas du recyclage du papier, c’est 40 % d’économie d’énergie par rapport à l’incinération et lorsqu’il est détourné de l’incinération, le plastique recyclé permet d’économiser 80% d’énergie par rapport à sa production à partir de matières premières.
A côté de tout ceci, le fait que l’incinération d’une tonne de déchets produise presque la même masse de CO2 devient presque un détail…
Comme indiqué dans le programme de la Gauche debout ! (http://www.brestgauchedebout.org/spip.php?article75), d’autres solutions éprouvées sont à envisager dans la prévention et le traitement des déchets.
Benoist Deschamps
(membre de la liste Pour Brest, la Gauche debout !, http://www.brestgauchedebout.org)
N’en déplaise à votre démonstration (argumentée), votre proposition sur la méthanisation n’enlève en rien les problèmes de CO2 que vous évoquez. A priori, quand le méthane brûlera pour de la co-génération, dans une turbine à gaz, ou pour faire rouler des bus, les lois de la physique s’appliqueront encore … il faudra un comburant avec le carburant … et dans les mêmes proportions …
Ca, c’est aussi un « des fondamentaux » … en physique.
Concernant les déchets, j’adhère à votre proposition de plus de tri sélectif (voir ma note sur le sujet) et pourquoi pas de méthanisation, une fois que l’on aura fait une vraie étude globale sur le sujet et non pas sorti des recettes qui changent aux fils des ans, mais il faut aussi prendre en compte la réalité des comportements du territoire. On est loin d’une ville (et plus largement, d’une société) où tout le monde trierait ses déchets. Il peut m’arriver de le rêver comme vous … mais de là à écrire que la ville de Brest sera zéro déchets au prochain mandat, il y a un décalage significatif dans les approches. La résistance au changement est inscrite dans la nature humaine. Certaines fois c’est un bien, d’autres fois une contrainte qu’il faut prendre en compte. Il nous faudra encore quelques années, avec la meilleure bonne volonté du monde pour arriver à l’objectif du tri total.
Donc dans l’attente d’un tri total, je suis bien content que l’on revalorise énergiquement ce que mettent les Brestois dans leurs poubelles et cela n’exclue pas bien sûr d’importants efforts sur le tri sélectif.
Sur le sujet des déchets, concernant la réduction du papier et de la pub (dans votre programme vous voulez supprimer les 4×3), je m’étonne que vous ne vous soyez pas attaqué aux magazines publicitaires des boites aux lettres. Cela représente bien plus de papier que les affichages 4×3 et cela pousse, à mon avis, beaucoup plus à la consommation … un oublie peut-être ?
Bon, ce n’est pas très grave, la précédente équipe a commencé le travail pour vous en allant discuter avec les sociétés qui s’occupent de la distribution !
Et puis, tant qu’à être logique avec vous-même … si vous arrêtiez de faire du collage sauvage pendant la campagne … pour l’embellissement de notre petite ville. Les autres listes ne le font pas … elles !
Juste pour réagir en sur le collage sauvage. Je viens de publier une note sur le sujet. Les militants du PS brestois y trouveront (aussi) je pense matière à réflexion :
http://brestmunicipales2008.blogs.letelegramme.com/archive/2008/02/29/les-incollables-de-l-affichage-sauvage.html
C’est une stratégie éprouvée que de pointer un élément mineur d’un commentaire (et, en l’espèce, non mineur dans l’absolu) pour ne pas répondre à son sujet principal. Cependant, je vous remercie d’avoir fait le lien entre la méthanisation et l’émission de CO2. Ceci va me permettre d’ajouter quelques éléments à ma précédente réponse. Mais pour commencer, je me permets de souligner que je n’ai écrit nulle part que la méthanisation supprimait les problèmes de CO2. En effet, brûler du méthane dans un moteur de bus pour le faire avancer ou dans une turbine à gaz pour produire de l’électricité et de la chaleur (par ailleurs avec un rendement autrement plus élevé que les 30 % moyens des UIOM), produit du CO2, c’est physique. Par contre, il convient de revenir aux sources. La méthanisation telle que nous l’envisageons (rien de révolutionnaire, elle est largement pratiquée aux Pays Bas par exemple), utilise des déchets organiques (déchets de cuisine, de jardinage essentiellement mais on peut aussi sans problème y ajouter par exemple les papiers souillés qui ne peuvent être recyclés). Ceux-ci présentent la caractéristique fondamentale d’incorporer, dans un cycle court, pendant la croissance des plantes qui conduiront in fine à ces déchets organiques, la même quantité de carbone que celle qui sera restituée dans le processus de méthanisation ! Et c’est là un avantage indéniable de cette méthode sur l’incinération de déchets dont le carburant essentiel est, comme je l’écrivais dans mon précédent commentaire, du pétrole : point de cycle de réintégration du carbone (du moins, à l’échelle humaine voire de l’humanité !) dans ce cas et donc, bilan d’émission de carbone particulièrement néfaste de l’incinération pour l’environnement.
En marge de ce qui précède, on peut assez facilement imaginer que brûler des déchets organiques qui contiennent beaucoup d’eau (et donc ne sont pas prédisposés à ce type de traitement !), ne constitue pas la meilleure façon de s’en débarrasser au contraire de l’accompagnement du phénomène naturel qu’est la méthanisation.
Je suis entièrement d’accord avec vous sur la réalité et les progrès qu’il reste à accomplir pour aboutir à un accroissement significatif du tri (et nous avons quelques propositions en ce sens). J’insiste cependant sur l’effort à porter aussi sur la réduction des déchets à la source. Il n’aura pas échappé à votre sagacité que nous avons mentionné l’objectif de « zéro déchets » comme un objectif à long terme et non comme un objectif de fin de mandat, puisqu’en effet, plus de 6 ans seront sans aucun doute nécessaire pour que ceci devienne réalité (mais faire de la politique, n’estce pas aussi se projeter dans le (très) long terme pour préparer sur la durée des changements en profondeur de la société).
Deux derniers points :
– nous faisons une proposition concernant les 4×3, ce qui ne nous empêche pas de nous attaquer également à d’autres sources inutiles de déchets, comme vous pourrez le lire au bout de ce lien http://www.brestgauchedebout.org/spip.php?article88 ;
– petite question : habitez-vous vraiment à Brest ?… parce que trouver la photo de M. Cuillandre en affichage sauvage est chose aisée ! D’ailleurs, rassurez-vous, il n’est pas le seul : MM. Cabon et Pellicano s’y sont mis aussi (depuis un bon moment pour le premier, ce qui est d’ailleurs assez cocasse puisque le Modem s’était insurgé contre lesdits affichages sauvages !). Nous sommes donc les seuls (avec M. Prunier peut-être, seul point commun entre nous certainement !) à être logiques : nous n’avons jamais dit ni écrit que nous ne ferions pas d’affichage sauvage… nous ! (et quant à finir sur ce sujet, en matière environnementale, le nombre d’affiches collées compte bien plus que les supports qui les accueillent, et là, le pronostic de qui « gagne » est plus difficile même si l’on voit bien qui recouvre allègrement les panneaux d’affichage libre de 6 affiches identiques…).
Benoist Deschamps
(membre de la liste Pour Brest, la Gauche debout !, http://www.brestgauchedebout.org)
Mon propos n’est pas de vanter l’incinération face à la méthanisation. La méthanisation est en effet un process de gestion des déchets qui semble recouper certains avantages comme vous l’avancez. D’autres l’on choisit, je n’ai pas de raison de douter du bienfondé de ces choix.
Mon propos est autre. D’abord, concernant votre approche, elle me parait un peu rapide. Certes, il semble que vous vous soyez bien documenté sur la méthanisation, mais il ne faut pas pour autant tomber dans une idéologie technologique … à long terme, ce sont celles qui font le plus de dégâts et coutent le plus cher à la société. Il faut avancer avec un certain pragmatisme et accepter les passifs … quand bien même ils ne sont pas ceux que l’on aurait choisis nous-mêmes.
Je suis ingénieur de formation, pour autant, je ne m’avancerai pas comme vous sur les seuls bienfaits de la méthanisation. En son temps, l’incinération devait aussi avoir ses deux camps : les pros et les antis. A priori, il n’y a rien de parfait dans ce monde et tout est une histoire de compromis, de pesés et d’arbitrages. La méthanisation n’est pas une création divine qui échapperait à cette règle … tout comme la gestion de l’eau en régie, d’ailleurs 😉
Donc, mon premier positionnement politique en la matière, quand bien même il me semblerait avoir une bonne connaissance technique du sujet (ce qui n’est pas le cas, je l’avoue volontier) serait de ne pas prendre position, mais de laisser des personnes compétentes prendre le temps d’analyser les points positifs et négatifs d’un tel projet, pour notre collectivité.
Concernant la ville de Brest, on ne peut pas non plus oublier d’entrée qu’il existe un système de gestion des ordures ménagères par incinération, additionné d’un réseau de chaleur. Nous ne sommes pas dans une situation partant de zéro où il faudrait monter un concours entre deux équipes pour savoir qui de l’un ou qui de l’autre a raison. L’UVED existe et correspond à une somme d’investissement non négligeable pour la collectivité et l’ensemble des brestois. Ca, c’est pour l’aspect financier, mais sur l’empreinte écologique d’un tel revirement, ce n’est pas mieux. Un revirement « brutal » sur la méthanisation doit inclure dans son bilan environnemental la construction d’une nouvelle unité de valorisation des déchets par méthanisation, mais aussi l’arrêt de celle en place, sans avoir atteint sa fin de vie. (Ce qui est quelque peu antinomique à la logique zéro déchet !) C’est le bilan de tout cela qui est à comparer avec une poursuite de l’exploitation de l’UVED.
Donc, mon second positionnement politique serait l’analyse du passif et de sa rentabilité financière et environnemental, au regard de solutions alternatives.
N’ayant de réponse ni à l’une ni à l’autre des questions, je me garderai donc bien de me positionner techniquement aujourd’hui.
Je crois donc qu’en effet, au regard de l’expérience d’autres collectivités en France ou ailleurs, la méthanisation est une des possibilités à regarder de près dans les années à venir. Mais aujourd’hui, nous avons sur notre territoire un bon outil pour la gestion de nos déchets (en qui a encore des capacités, en volume et en durée), c’est donc plus en terme de veille techno qu’il me semble devoir se positionner sur le sujet de recherche de solutions alternatives.
Pour le reste, je laisse les brestois juger par eux même ! !
Entièrement d’accord pour ne pas tomber dans « une idéologie technologique », d’autant que nous sommes assez coutumiers du fait en France comme avec le nucléaire… ou l’incinération 😉
Il y aurait une telle idéologie si l’on cherchait à l’appliquer à tout prix comme unique solution, ce n’est pas notre cas : comme nous l’indiquons dans notre programme (http://gesb.infini.fr/spip/spip.php?article81#AncreDechets), la méthanisation n’est qu’un élément parmi d’autres de la gestion des déchets qui s’appuie sur un certain nombre d’objectifs comme la protection de l’environnement et de la santé. Pour atteindre ses objectifs, il est en effet nécessaire de faire des choix technologiques… et vous conviendrez certainement que brûler des matières organiques dont le premier composé est généralement de l’eau n’est pas ce qui s’appelle faire preuve d’une logique très rigoureuse…
Pour mémoire, mon tout premier commentaire ne faisait pas état de l’usine de méthanisation (sauf à travers deux liens vers le site de la Gauche debout ! dont un vers l’intégralité de notre programme) : comme « promotion » d’une création divine, on fait mieux ! C’est d’ailleurs vous qui dans votre réponse avez développé le sujet de la méthanisation. Je ne vous ai répondu que parce que je considère que ce que vous avanciez était incorrect d’un strict point de vue « bilan carbone ». Je le répète : dans le cas de l’incinération, on rejette dans l’atmosphère du CO2 dont le carbone était stocké depuis des centaines de milliers d’années dans les sous-sols de la Terre et qui constitue donc un ajout dans le cycle carbone « habituel » ; dans le cas de la méthanisation (mais on pourrait aussi faire du compostage et choisir de ne pas récupérer de gaz et au contraire de produire des engrais naturels en grande quantité pour remplacer les engrais chimique… à base de pétrole), le carbone du méthane et du CO2 vient de l’atmosphère où il y a été puisé par les plantes qui subissent ladite méthanisation, pas d’ajout donc, de carbone dans le cycle.
Dans notre programme, j’y reviens une fois encore, nous n’écrivons pas que nous fermerons l’usine d’incinération au cours de la prochaine mandature. Nous « proposons de mettre en place une collecte sélective des déchets organiques et de construire une usine de méthanisation qui remplacera à terme celle d’incinération. » Nous sommes parfaitement conscients des changements en amont à opérer pour modifier le mode de traitement actuel des déchets. Pour autant, en termes économiques, il ne faut pas se voiler la face non plus : les 15 millions d’euros dépensés pour mettre aux normes (de 1998) les fours de l’UIOM du Spernot ne sont pas menue monnaie ! Et il y a fort à parier que dans les prochaines années, les normes seront encore renforcées ce qui pourraient induire des coûts supplémentaires pour la collectivité. Enfin, si les aspects financiers ont toute leur importance, ils ne doivent pas seuls commander aux décisions : la problématique environnementale et en son sein, la question de la santé publique (voir mon premier commentaire à ce sujet), ne doit-elle pas avoir toute sa place, voire primer, dans nos choix aujourd’hui ?
Benoist Deschamps
(membre de la liste Pour Brest, la Gauche debout !, http://www.brestgauchedebout.org)
PS : je veux bien que l’on débatte aussi de l’eau mais je pense que pour la clarté des propos, il faudrait le faire à partir d’un article spécifique.
J’ai le sentiment que nos avis ne divergent pas tant que cela … après quelques lignes d’échanges forts intéressants permettant de clarifier les positions !
J’en reste donc là.
Thierry
PS : Je réfléchis pour l’eau … mais j’ai déjà une note dessus du 31 janvier 2008 :
http://thierry-fayret.typepad.fr/accueil/2008/01/h20.html