71 ans et encore candidat : anatomie d’un mandat devenu rente

Les responsables politiques en perte de repères ont souvent cette particularité : ils se pensent essentiels, irremplaçables, presque immortels. Alors que le monde économique renvoie les salariés à la retraite à 70 ans et que les conseils d’administration des grandes entreprises ont la sagesse d’inscrire cette limite dans leurs statuts, la politique demeure ce territoire étrange où l’on peut continuer à exister sans limite.

À Brest, cette dérive porte un nom. À 71 ans, F. Cuillandre va tenter de repartir pour un nouveau mandat de six ans. La prime au sortant étant forte, pourquoi renoncer à un potentiel tour de piste supplémentaire et à ses confortables indemnités ?

Ce qui arrive aujourd’hui, je l’avais annoncé dès 2020. Mais je vous rassure, je ne revendique pas le statut de « prophète » ! J’ai simplement l’avantage de bien connaître les acteurs de la politique brestoise, leurs habitudes, leurs logiques… et les nombreux non-dits qui gravitent autour de notre maire.

Pendant que Brest croyait à un « dernier mandat », un tout autre scénario se déroulait en coulisses : celui d’un pouvoir devenu rente, organisé pour durer coûte que coûte. Ambitions étouffées, alliances fabriquées, justice esquivée et dépendance financière dissimulée : le tableau de ces six années ressemble moins à de la gestion qu’à un plan de survie politique.

Alors, allons-y : disséquons la mécanique Cuillandre : diviser, contrôler, durer. Voici le véritable bilan politique du mandat 2020-2026, celui d’un homme qui a fait du pouvoir une nécessité.

Une prédiction de 2020… confirmée six ans plus tard

Le 11 septembre 2020, j’écrivais sur ce blog une note annonçant que F. Cuillandre avait, dès le premier conseil de son quatrième mandat, posé les pièces d’un échiquier politique destiné à lui permettre de se représenter en 2026, face à… Stéphane Roudaut.

La note est toujours disponible : Les dessous des « gouvernements Cuillandre 4.0 ».

À l’époque, beaucoup s’en amusèrent. Devant les journalistes le questionnant sur mon « interprétation des évènements », le maire de Brest lui-même affirma que tout cela relevait « du grand n’importe quoi ». Toutefois, les signes ne trompaient pas pour ceux qui le connaissaient bien.

Il fallut deux ans pour que la presse locale commence à douter sérieusement de cette belle histoire et apporte un peu de caution à mon analyse. Mais elle préféra taire ce doute (ou on lui recommanda de le faire).

Pendant tout ce temps, F. Cuillandre entretenait savamment le flou derrière le discours logique et sage que tout le monde imaginait, laissant son entourage parler « du dernier mandat ». L’affaire Vivre à Brest lui collant au doigt comme un sparadrap au capitaine Haddock, il martelait n’avoir aucune intention de se représnter, autant que son innocence dans l’affaire Vivre à Brest d’ailleurs. C’était une stratégie : l’opinion publique comme la justice est toujours plus clémente envers un élu sur la fin. Pourtant, tout s’organisait déjà en coulisses.

Diviser, contrôler, préparer 2026 dès 2020

Dès le début du mandat 2020-2026, F. Cuillandre sait que deux élus de sa propre majorité nourrissent des ambitions pour lui succéder : Y. Nédélec et, dans une moindre mesure, Y. Guével. Sa stratégie se met en place : diviser pour mieux régner, tout en contrôlant chacun par le levier des indemnités. Ainsi, il leur attribue des fonctions qui ne les mettent pas trop en avant et qu’il peut lui-même contrôler, tout en veillant à ce qu’ils cumulent des indemnités afin de s’assurer de leur dépendance financière et donc d’une forme de loyauté intéressée.

Plutôt que de développer le potentiel d’un élu pour prendre sa suite, il préféra nommer une première adjointe peu politique à la tête de la ville de Brest. Là encore, il joua sur ses indemnités pour s’assurer sa loyauté. Les indemnités de la première adjointe furent presque doublées sur ce mandat.

Au passage, il augmente aussi quelques indemnités d’élus dans sa majorité plurielle afin de s’assurer une contestation, sous maitrise.

L’esprit de Vivre à Brest, le contrôle des élus par l’argent, n’est jamais très loin ! On ne se refait pas. Les leaders qui marquent une époque gouvernent avec une vision et une analyse claire des enjeux. Les petits barons, eux, se maintiennent au pouvoir coûte que coûte, en recourant à des stratégies de domination déloyales et toxiques.

En parallèle, F. Cuillandre prépare soigneusement « l’argument majeur » qu’il se réserve pour 2026 : le risque Roudaut. Pour repartir en 2026 à 70 ans passés, il faut insécuriser la situation et pouvoir se poser en seul recours contre la droite.

Pour ce faire, il offre sur un plateau à Stéphane Roudaut des fonctions inédites pour un potentiel futur opposant de droite :

  • premier vice-président de la métropole, un poste est très convoité par des socialistes de sa propre majorité,
  • président de Brest’aim, le fleuron des SEM locales, véritable carrefour des événements culturels, sportifs et économiques. Un poste hautement stratégique, idéal pour inviter des personnalités et étoffer son carnet d’adresses. Une fonction autrefois confiée à ses plus proches adjoints de confiance… voire exercée par lui-même.

Officiellement, François Cuillandre affirma que la droite métropolitaine l’exigeait. En conseil, Pierre Ogor, maire de Guilers, démentira pourtant formellement toute revendication du GICA pour obtenir ces fonctions, surtout au bénéfice du membre le plus versatile de leur groupe politique !

Tout cela n’était, bien sûr, qu’un storytelling de plus, destiné à calmer les troupes socialistes et à justifier une trajectoire déjà parfaitement calculée.

Nous sommes à la fin de l’été 2020, en pleine crise COVID. La partition est écrite, le maire nie toute envie de poursuivre mais prépare déjà le mandat suivant.

Le mobile de sa candidature : l’argent, une rente indemnitaire à préserver

Ce que je n’avais pas alors clairement identifié en 2020, c’est que F. Cuillandre était reparti pour une raison particulière, tenue secrète : un problème financier personnel.

👉 Pour ordre de grandeur, au 1er janvier 2025, l’ensemble des indemnités du maire/président à Brest atteignent 8 897,93 € brut par mois. Se représenter en 2026, c’est aller chercher environ 640 000 € sur l’ensemble du mandat 2026-2032, en plus des différents avantages indirects dont dispose un maire/président (et je ne parle que des légaux). Cela n’a rien d’anecdotique.

Cette réalité donne un tout autre éclairage à sa candidature. François Cuillandre n’a probablement pas « envie » de se représenter, contrairement à ce qu’il affirme publiquement. Il en a besoin, pour des raisons mises en lumière lors de l’enquête de police judiciaire dans l’affaire Vivre à Brest.

Le choc du dossier Vivre à Brest : un maire financièrement au bord du gouffre

En 2022, en consultant pour la première fois le dossier d’instruction de l’affaire Vivre à Brest, une évidence s’impose : la candidature de F. Cuillandre en 2020 n’était pas une option, c’était une nécessité financière.

Lors des auditions à la police puis devant la juge, il apparait en total décalage avec l’image qu’il projette : celle du professeur de finances publiques, ancien inspecteur des impôts, grand maître supposé de la gestion financière. En réalité, ses comptes personnels saisis par la justice montrent des découverts récurrents, parfois de plusieurs milliers d’euros. L’adage selon lequel « les cordonniers sont les plus mal chaussés » prend ici une dimension particulièrement frappante.

Au regard de ses revenus et de sa posture de maire gestionnaire, cette réalité est impossible à imaginer. Il a déclaré lui-même 12 000 € de revenus lors de sa garde à vue en 2019 et face à la question simple de la juge d’instruction qui le mis en examen : pourquoi ne pas avoir contracté un prêt plutôt que de se servir dans l’association ? Il répondra :

« Parce que j’aurais été en surendettement. Il y avait urgence. Je ne souhaitais pas charger la barque financière plus que cela. »

Cette phrase éclaire toute la situation : un maire incapable de gérer ses propres finances personnelles, malgré des revenus pourtant très confortables. Et soudain, beaucoup d’autres éléments trouvent leur logique : les cotisations non payées au PS, les prêts politiques et personnels, les frais indûment engagés sur les comptes de Vivre à Brest, etc. Tout s’assemble, et le tableau devient nettement plus lisible.

Même en 2025, alors qu’il est condamné une seconde fois en appel pour injure raciale, il n’hésite pas à se présenter comme soutien familial pour solliciter la clémence du tribunal. Preuve que, sur le fond, la situation n’a probablement pas beaucoup changé durant ce mandat.

À partir de 2022, sa candidature pour 2026 n’apparaît plus comme une simple hypothèse : c’est une certitude. Une personne incapable d’équilibrer son budget personnel alors qu’elle perçoit entre 8 000 et 12 000 € par mois ne peut tout simplement pas se permettre de perdre une indemnité de plus de 7 000 € nets par mois, celle du maire-président de Brest.

Dans ces conditions, la question n’était plus s’il allait se représenter, mais comment il préparerait le terrain pour le faire.

Arkéa Park : la quête des soutiens pour 2026

Le dossier du stade Arkéa Park illustre lui aussi combien tout le mandat a été pensé autour de la réélection. À plus de 70 ans, François Cuillandre sait que sa candidature n’aura rien de sexy en 2026, y compris pour les acteurs économiques. Pour tenter de les rallier, il s’emploie donc à leur montrer qu’il est prêt à satisfaire leurs attentes.

Avec Arkéa Park, le message implicite envoyé aux grandes familles d’entrepreneurs du tissu brestois (propriétaires ou partenaires du Stade Brestois 29) est limpide : « Avec moi aux commandes, vous obtiendrez ce que vous demandez de la collectivité. »

Une fidélité d’autant plus assurée que son vice-président à l’économie depuis deux mandats n’est autre que l’ancien directeur durant 20 ans de la CCI de Brest, garantissant un alignement étroit entre intérêts politiques et intérêts économiques locaux.

👉 Résumé du dossier dont tous les détails sont ici :

Présenté avant 2020 comme un projet 100 % privé de 80 M€, le nouveau stade se transforme après l’élection en un chantier de 130 M€, dont 50 M€ financés par de l’argent public. Malgré cela, la gouvernance reste très majoritairement privée, alors même que les acteurs privés ne contribuent qu’à 15 % du financement total.

Parallèlement, un rapport commandé et financé par la Ville de Brest (mais soigneusement tenu à l’écart du débat public) concluait qu’une rénovation du stade Francis-Le Blé était tout à fait possible, pour un coût deux fois inférieur à celui du nouveau stade. Fait notable : la subvention publique versée au projet privé est quasiment équivalente au coût total estimé de cette rénovation, qui aurait, elle, permis de conserver un équipement entièrement public et de continuer à percevoir des loyers du club.

Un hold-up sur l’argent public, parfaitement assumé par les élus de la métropole (sauf les écologistes), qui condamnera plusieurs générations de Brestois à financer un équipement conçu avant tout pour satisfaire les intérêts d’acteurs économiques influents. Un pari politique assumé par le maire, se portant garant de l’investissement et misant sur un renvoi d’ascenseur en termes de soutien pour sa campagne à venir.

Déjà, juste avant 2020, on avait vu se nouer des « partenariats » du même genre entre les deux collectivités brestoises et le groupe Télégramme, notamment autour des événements nautiques. De façon assez surprenante pour un journal qui avait révélé l’affaire Vivre à Brest, la ligne éditoriale du Télégramme s’est ensuite nettement adoucie à l’égard du maire. Même l’annonce de sa condamnation fut traitée avec une remarquable pudeur.

Quant au livre consacré à l’affaire (ici), il ne sera jamais cité dans les colonnes du journal. Serait-ce pour ne pas froisser le délinquant condamné ? Pourtant, certains journalistes du Télégramme m’en demanderont 3 exemplaires, qu’ils semblent avoir lu… avec une certaine gourmandise !

Depuis longtemps, responsables politiques, acteurs économiques et médiatiques finissent toujours par trouver des terrains d’entente pour se partager, directement ou indirectement, les bénéfices de l’argent public. C’est précisément pour cela qu’il est essentiel de faire tourner le pouvoir et de limiter le cumul des mandats dans le temps.

Le renouvellement des responsables politiques n’est pas un caprice : c’est le moyen le plus efficace de briser ces ententes tacites, celles qui minent la confiance citoyenne et ouvrent la voie à une utilisation discutable, parfois abusive, de l’argent public.

Le plaidé coupable : un choix stratégique, pas judiciaire

Depuis le début de l’affaire, F. Cuillandre a clamé son innocence. Il affirmait ne rien connaître de l’association Vivre à Brest et rejetait toute la responsabilité sur ses deux plus proches adjoints.

Un réflexe récurrent chez notre maire : rien n’est jamais de sa faute. Si l’on l’écoute, c’est tantôt la faute de sa famille, tantôt celle de ses adjoints, et en politique, bien sûr, celle de l’État. Nous aurions donc un maire parfait… mais tragiquement mal entouré !

Même lorsque, à l’issue de l’instruction, la juge a décidé de renvoyer l’affaire en correctionnelle, François Cuillandre n’a rien cédé. Il a persisté dans sa ligne de défense, clamant son innocence.

C’est probablement en établissant un rétroplanning électoral que son entourage a fini par réaliser que « correctionnel » et « municipales » faisaient mauvais ménage. Du jour au lendemain, changement de stratégie : il a accepté une procédure de CRPC menée par le procureur de Brest : un procès expéditif où les parties civiles ne peuvent pas s’exprimer, assorti d’une peine minimale. Un jugement qu’il s’empressa pourtant d’attaquer en appel (toujours en cours) pour contester les réparations accordées aux parties civiles.

Difficile de voir dans ce revirement soudain autre chose qu’un calcul coût/bénéfice, entre avouer une partie des faits loin de l’échéance 2026 ou nier jusqu’au bout et jouer la carte du procès politique en correctionnelle. Pour pouvoir se représenter, mieux vaut se faire discret, quitte à reconnaître une « toute petite » part de responsabilité.

Le plaider-coupable de F. Cuillandre fin 2023 renforça encore l’idée d’une stratégie personnelle entièrement tournée vers un cinquième mandat.

Bis repetita : la mise en scène de 2026

Comme pour mieux détourner l’attention de lui-même et puisqu’il n’était pas candidat, F. Cuillandre a laissé certains de ses adjoints (notamment Yohann Nédélec) se lancer dans la bataille, afin de mieux reprendre ensuite l’avantage grâce à son statut de « tenant du titre ».

Un mauvais remake du scénario de 2020, lorsque F. Cuillandre m’avait lui-même subtilement suggéré, ainsi qu’à Y. Nédélec, de nous lancer pour prendre sa suite. Une stratégie pour mieux nous laisser nous affronter dans la presse… avant de venir rétablir l’ordre en se représentant lui-même comme seule alternative à une gauche unifiée.

La procédure interne de désignation du PS à Brest, finalement repoussée à début novembre 2025, soit à seulement cinq mois du scrutin, portait aussi la marque d’un renoncement calculé à toute candidature alternative.

F. Cuillandre avait pour habitude de rappeler qu’en 2001, pour sa première élection, il avait tout fait pour que sa désignation interne face à Marc Labbey soit réglée avant l’été 2000 : « C’est impossible pour un nouveau candidat de se positionner s’il n’a pas le temps de construire sa campagne », disait-il.

Mais dès 2019, il appliqua exactement la stratégie inverse : tout faire pour gagner du temps avant d’annoncer sa propre candidature, finalement officialisée à la mi-septembre, avec une désignation début octobre.

Lors de notre dernier échange, en novembre 2019, parfaitement conscient de ce fait, il m’avait lancé en souriant : « Si tu avais vraiment voulu être maire, il fallait me trahir dès avril ! »

Sur le fond, il n’avait pas tort : en novembre, les jeux sont faits. Mais dans un parti, il est tout simplement impossible de « trahir » le maire sortant. À moins d’être prêt à prendre tous les risques, y compris ceux qui fragiliseraient son propre camp. Personne de raisonnable ne s’y aventure. En 2025, Yohann Nédélec s’est, sans surprise et sans panache, couché une seconde fois !

La seule véritable opportunité de renouvellement au sein d’une même famille politique repose sur la loyauté des sortants envers leur parti, sur des responsables qui ne sont ni autocentrés, ni crispés sur leur mandat, et qui ont la lucidité (et la générosité) d’organiser leur succession lorsqu’il est encore temps.

F. Cuillandre, lui, en a bénéficié en son temps. Bien que soutenant une autre candidature, Pierre Maille a su transmettre et a soutenu le candidat issu de la désignation interne. Notre maire actuel n’a aucune des qualités de son prédécesseur et ne peut probablement d’ailleurs plus se le permettre, pour des raisons notamment financières.

Hollande : le « flamby » sur le gâteau

Enfin, le véritable coup d’envoi est intervenu fin octobre, avec François Hollande, ami du maire de Brest, qui déclarait lors d’un passage dans la ville, dans Le Télégramme (ici) :

« Je ne sais pas quelle sera sa décision. Pour les municipales, dans ce climat d’incertitude, je crois que les citoyens vont plutôt aller vers la stabilité. Et ça peut bénéficier aux sortants. »

Dès lors, plus aucun doute n’était permis : ce n’était plus qu’une phase de teasing avant l’annonce officielle. D’ailleurs, F. Cuillandre reprendra quasiment mot pour mot ces mêmes arguments dans sa propre déclaration de candidature.

Oui, la candidature de François Cuillandre pour un cinquième mandat peut surprendre beaucoup de monde. Mais elle devient parfaitement rationnelle dès lors qu’on connaît réellement le personnage et la réalité de ses failles, soigneusement dissimulées par un entourage qui dépend entièrement de lui pour exister politiquement et, pour certains, financièrement aussi.

Comme le soulignait Le Télégramme, F. Cuillandre apparaît comme « un cas unique dans le paysage politique actuel ». Pour ma part, ce qui constitue un cas unique, ce n’est pas tant sa longévité que l’usage détourné qu’il en fait : une longévité mise au service d’une dérive personnelle, une fuite en avant pour éluder ses propres responsabilités, au détriment de politiques publiques réellement fondées sur l’intérêt général, sans parler d’une exemplarité fragilisée par des affaires à répétition.

En se représentant une nouvelle fois, F. Cuillandre offre un formidable marchepied à l’extrême droite. Il donne raison à tous ceux qui dénoncent l’accaparement du pouvoir par quelques-uns au service de leurs intérêts personnels. Il fragilise l’idée même d’une démocratie fluide, ouverte et accessible à tous les citoyens.

En prolongeant indéfiniment son maintien en fonction, il alimente la conviction que notre vie démocratique est désormais dominée par les jeux internes des partis bien plus que par la volonté de servir la population. Cette attitude nourrit la défiance, et cette défiance, partout en France, ouvre la voie à des gouvernements, locaux comme nationaux, aux mains des populistes.

En un mot, il sacrifie les idéaux que le PS prétend porter sur l’autel de son incapacité à régler ses propres problèmes personnels.

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