Axe revendicatif majeur
Ce soir coup de barre à gauche : je suis allé voir le site de la liste Pour Brest, la Gauche debout. En effet, ils ont fait il y a quelques jours un débat sur l’eau, très remarqué : ils avaient collé en sauvage dans tout Brest, on ne pouvait pas passer à coté de leurs affiches !
Le sujet n’est pas sans intérêt et ils ne sont pas les seuls à l’aborder : comment doit se faire la gestion de l’eau ? Délégation de services publics, régie municipale ou société d’économie mixte … la question n’est pas simple et mérite une vraie analyse du besoin sur le territoire et une vraie discussion avec les citoyens. On ne peut pas généraliser sur des exemples d’autres grandes villes, comme Grenoble où l’eau coule des montagnes et où les eaux sales peuvent être ensuite, pour partie, filtrées par le milieu naturel. A Brest, point de neiges éternelles, mais un lien direct avec une des plus belles rades du monde … que nous souhaitons voir garder le titre !
Ce qui est étonnant avec certains listes qui se présentent à l’élection municipales, c’est que certaines d’entres elles ont déjà une idée tranchée de la question. Pour la Gauche debout, bien que se présentant comme une liste citoyenne, critiquant la municipalité en place qui ferait tout sans consulter les citoyens, ils ne rechignent pas à proposer une réponse fermée sur un sujet aussi important et engageant pour la ville. Grand paradoxe !
Ce qui m’a encore plus frappé, c’est le discours tenu dans une des petites vidéos que la liste propose suite au débat. On y voit Olivier Cuzon (8ème sur la liste) qui présente le débat et le sujet. Il dit que cette thématique est « un axe revendicatif majeur ».
Pour faire à la fois de la politique et du syndicalisme, je sais ce qui différencie les deux : dans un cas on a le pouvoir et on assume la responsabilité, dans l’autre, on est un contre-pouvoir, mais on n’a pas la responsabilité. Je crains qu’en positionnant leur discours de la sorte, la liste La gauche debout n’est pas bien pris la mesure de ce qu’était l’enjeu d’une élection municipale. Elle n’amène pas une vision politique complète et responsable, mais une vision particulière sur quelques thématiques choisies et tranchées par avance.
Pour moi, c’est une vision réductrice de l’exercice politique qui se doit de produire une vision globale et équilibrée dans un projet politique clair à l’attention des électeurs. C’est le sens de la constitution d’une liste diverse, mais aussi complémentaire, comme celle de François Cuillandre, Brest en marche.
OUAHHHHHHHHHHHHHH !!!!!
C’est puissant. Certes la flotte sera un sujet important lors du prochain mandat. Mais par pitié, arrêtons de nous fixer là-dessus. On voit proliférer sur les murs de la ville comme des morpions sur une toison douteuse, des centaines d’affiches sur la flotte. Les autres listes n’ont véritablement rien à se foutre sous la dent. Mais il est vrai que pour prendre conscience des problématiques d’une ville comme la notre il faut mouiller sa chemise un minimum… Ce qui est très très loin d’être le cas de bon nombre de personnes dites de gauche « alternative » qui causent beaucoup les fesses sur un coussin. Mais rassurons nous, ce qu’inspirent ces discours tient bien plus du bâillement et de l’ennui que d’un quelconque intérêt intellectuel ou politique.
Marc 1er.
Je note que les membres de la liste « Brest en marche » renvoient sur l’eau le débat à l’après élections municipales et souhaiteraient qu’on leur confie un chèque en blanc en ce qui concerne le choix du mode de gestion de l’eau à Brest. Décision éminemment politique. J’ai noté aussi que le Modem s’aligne sur la même stratégie de bottage en touche que votre liste. Je note encore que les élu-e-s communistes bretons ont publiés dans un bulletin d’opinions politiques une publicité pour le groupe Véolia. De plus, je crois avoir noté que les socialistes brestois s’étaient opposés en son temps à la privatisation de l’eau à Brest. Je note enfin autant à droite qu’à gauche des positions politiques ont été mises en avant sur ce dossier. Enfin, je m’interroge. Pour des personnes qui ont été au fait du dossier pendant 7 années, je reste aujourd’hui étonné de votre timidité pour présenter aux brestois votre intention politique sur ce dossier. Vous comprendrez aisément que les brestois ne souhaitent soutenir une liste qui n’ose afficher ses intentions. Ceci dit, certaines « fuites » intercommunales et municipales laissent à penser que votre intention serait au final de négocier une légére baisse de tarification des tarifs de l’eau avec l’opérateur Véolia en contrepartie du maintien dans le privé de la gestion de l’eau. Indiscrétions qui corroberaient l’information comme quoi votre préférence de la majorité socialiste serait pour une gestion en SEM. Vos allié-e-s PCF,BNC, Vert-e-s et BNC risquent d’avoir « mal au cul » quand cela sera l’heure de la décision politique. Ces derniers auront été prévenus. Ils ne pourront jouer la surprise.
J’ai aussi noté que sur votre choix d’un transport en site propre à Brest, le choix n’était pas très ouvert. Interrogez sur la question par référendum, le choix des brestois n’a pas été pris en compte.
Quand on veut monter en haut du mât…
Si j’ai bien compris l’article, en 1987 les élu-es socialistes étaient en position de contre pouvoir. Donc M. Lombard, lui, était responsable. Pourquoi tant de cris, de pétitions et de manifestations devant l’hôtel Communautaire ?
Assimiler le syndicalisme simplement à du contre pouvoir est réducteur, il peut aussi être force de propositions (c’est une question de conception)
En ce qui concerne le coup de barre à gauche (c’est un besoin ?), attention à lâcher la barre au bon moment (effet Pablov) vous allez revenir au point de départ : le centre.
Le bonjour à Marc 1er qui cause, mais qui n’a pas d’identité.
La revendication, nous dit Mr Robert, est « l’action de réclamer ce que l’on considère comme un droit, comme un dû ».
C’est le cas de ce bien vital qu’est l’eau, sa distribution, son retraitement, que l’on nous a volé en 1987 en le sous traitant à la CGE/Véolia. A l’époque, les élu-e-s de gauche étaient contre. Nous demandons simplement aujourd’hui à nous réapproprier ce bien après 25 ans de spoliation : c’est un droit, c’est un dû !